Quand la biodiversité rend un projet encore plus chouette !
Dans le cadre des projets d’aménagement et de construction, la prise en compte de l’environnement intervient dès les premières étapes de conception, notamment à travers les procédures d’évaluation environnementale.
Qu’est-ce qu’une évaluation environnementale ?
L’évaluation environnementale est une procédure réglementaire qui vise à analyser les effets d’un projet sur l’environnement avant sa réalisation.
Elle permet d’identifier les impacts potentiels sur différents enjeux : la biodiversité et les habitats naturels, les espèces protégées, les paysages, l’eau et les sols, le climat ou encore les nuisances (pollution, bruit…).
Selon la nature et l’ampleur du projet, l’autorité environnementale peut demander la réalisation d’une évaluation environnementale complète ou, dans certains cas, un examen au cas par cas permettant de déterminer si cette étude est nécessaire ou non.
L’objectif est d’intégrer très tôt ces enjeux environnementaux afin de concevoir des projets plus respectueux du territoire et de ses équilibres naturels.
Comment intervenons-nous sur ces sujets ?
Dans le cadre des opérations que nous pilotons, nous assurons le suivi de ces démarches environnementales en mobilisant les compétences nécessaires.
Concrètement, cela peut consister à :
- analyser les obligations réglementaires applicables au projet et, si nécessaire, déposer une demande d’examen au cas par cas ;
- missionner des écologues spécialisés afin de réaliser des inventaires naturalistes et d’identifier les enjeux environnementaux du site ;
- piloter la constitution des dossiers réglementaires avec des équipes disposant de l’expertise nécessaire, en définissant notamment des mesures à mettre en œuvre dans le projet (en lien avec les équipes de conception) ;
- échanger avec les services instructeurs de l’État afin d’adapter les projets aux contraintes environnementales ;
- évaluer et intégrer dans les projets le coût des mesures d’évitement, de réduction ou de compensation ;
- travailler avec les entreprises de travaux pour mettre en œuvre concrètement ces mesures et organiser leur suivi après réalisation.
Cette démarche permet d’intégrer le principe dit “Éviter – Réduire – Compenser”, qui constitue le socle de la réglementation environnementale en matière d’aménagement.
Un exemple concret : le projet Cœur de village à Saint-Prest
Dans le cadre du projet d’aménagement du Cœur de village à Saint-Prest, des investigations écologiques ont été menées afin d’identifier les espèces présentes sur le site.
En effet la présence potentielle d’une chouette effraie ayant été signalée en amont, un écologue a été missionné pour réaliser des observations de terrain, des sessions d’écoute nocturnes et un diagnostic écologique du site et a confirmé la présence de la chouette.
Ces études ont permis de confirmer les enjeux environnementaux et de proposer plusieurs mesures destinées à préserver les espèces concernées tout en permettant la réalisation du projet.
Parmi les mesures prévues :
- adapter les périodes de chantier afin d’éviter les phases sensibles de reproduction, de nidification ou d’hibernation ;
- installer des nichoirs sur des sites stratégiques afin de favoriser notamment l’accueil de la chouette effraie y compris pendant la phase de travaux ;
- préserver une haie existante, qui constitue notamment l’habitat de la fauvette grisette.
Ces éléments ont conduit au dépôt d’un dossier de dérogation “espèces protégées”, intégré à la démarche environnementale globale du projet, actuellement en cours d’instruction auprès des services de l’Etat.